Rétabli, Jean Paul II avait rencontré son agresseur dans sa prison et lui avait accordé son pardon.

L'homme âgé de 48 ans avait été extradé vers la Turquie en 2000 après avoir passé près de 20 ans derrière les barreaux en Italie pour avoir blessé par balles Jean Paul II en mai 1981. Deux ans plus tard, dans la prison de Rebbibia, le souverain pontife avait souhaité le rencontrer et lui avait accordé son pardon.

Le tribunal turc a approuvé sa libération au motif qu'il avait fini de purger sa peine pour d'autres crimes commis en Turquie, libération qui devrait avoir lieu jeudi 12 janvier.

Joaquin Navarro-Falls, le porte-parole du Vatican a précisé dimanche que le Vatican s'en remettrait au tribunal indiquant que devant un problème de nature judiciaire, il "se soumettait aux décisions des tribunaux".
La libération de l’auteur de l’attentat contre le Pape Jean Paul II a été annoncée par l'agence de presse Anatolie mais des incertitudes persistent.
La famille d’Ali Agca a déclaré ne pas avoir connaissance de cette décision du tribunal et de sa prochaine libération.

Lorsque de la mort de Jean Paul II en avril 2005, Ali Agca a déclaré dans sa cellule qu'il portait le deuil de son "frère spirituel" et a demandé aux autorités turques de le laisser assister aux obsèques du pape, requête qui a été rejetée.

Alil Agca est-il comme psychiquement perturbé, comme certains le disent ou se cache-t-il derrière lui un manipulateur jouant la malade mental ?
Ses déclarations contradictoires données par le passé, ses différentes versions sur son rôle dans l'attentat contre Jean Paul II, ont contraint les enquêteurs à ouvrir des dizaines d'enquêtes et vingt-cinq ans après cet attentat, les motivations réelles d'Ali Agca restent encore inconnues.