Benoît XVI a souhaité que la durée du synode passe de quatre à trois semaines afin d’éviter une absence trop longue des évêques de leur communauté. Pour cela le temps de chaque intervention a été réduit et les pères oeuvreront également le samedi.

Autre nouveauté : chaque jour les 256 pères disposeront d’une heure de débat libre au cours duquel ils pourront intervenir et donner leur point de vue et entendre les réponses données.

Jean Paul II avait souhaité que le synode traite du sujet de l’eucharistie pour couronner l’année consacrée tout particulièrement à ce sacrement.

Parmi les autres thèmes qui seront abordés : la déchristianisation, la baisse des vocations, l’éloignement des fidèles de la pratique religieuse, la banalisation du dimanche, jour du Seigneur, qui tend à devenir un simple jour férié.

Un des points signalés par l’«Instrumentum laboris», le document préparatoire qui sert de base et de programme des travaux, est celui des abus liturgiques et des « rites banaux et pauvres du sens spirituel ».

Parmi les ombres qui pèsent sur la célébration liturgique, on trouve « le manque de décence dans la façon de se vêtir des fidèles », « la ressemblance de certains chants pratiqués à l’église avec les chants profanes », « l’acceptation tacite d’éliminer certains gestes liturgiques jugés trop traditionnels, tels que la génuflexion », « une distribution impropre de la communion dans la main », ainsi que « des attitudes peu respectueuses avant, pendant et après l’office non seulement de la part des fidèles mais aussi des prêtres».

Un appel pour retrouver la valeur de l'eucharistie et mettre fin aux abus a été présenté durant ce synode par sœur Angela Musolesi Présidente du « Comité promoteur Confédération du Corps du Christ » qui a recueilli plus de cinq cent signatures.

Un appel a également été lancé pour mettre en garde contre les risques de la distribution de la communion directement dans la main des fidèles et il a été demandé de veiller à ce que chaque communiant mange l’hostie avant de quitter l’autel.
« Chacun d’entre nous a été contraint d’interpeller des personnes qui devant l’autel dérobaient des hosties bénites… ». Un phénomène que celui de la soustraction des hosties, qui alimente les cultes des satanistes (les hosties bénies sont revendues parfois très chères) ; en avril dernier, une hostie bénie par Jean Paul II lors d’une messe célébrée à Rome en 1998 a même été vendue sur le site internet E-Bay.