Cette année moins de 50% des italiens sont partis en vacances (résultat légèrement supérieur aux prévisions qui annonçaient 48%). Mais tous ceux qui sont partis ont dépensé moins que l’année dernière soit en diminuant le nombre de jours sur le lieu de villégiature, soit en renonçant à un petit extra.

Selon le rapport de la société Federalberghi qui a étudié la situation de l’été 2005, en moyenne les touristes ont dépensé 800 euros par personne, contre 850 prévus. Les données ne sont encore que partielles et le bilan de la saison complète (qui compte également les vacanciers de septembre) arrivera plus tard. Mais la période échantillon donne une indication de la situation.
Baisse des réservations hôtelières (-3%), séjours plus courts (8-10 jours contre les 12 jours prévus au début de l’été), baisse de la quantité de services demandés (moins de pensions complètes, moins de consommations au bar, moins d’extra à table) entraînent une baisse du chiffre d’affaires (estimé à moins de 1 milliard d’euros) et une augmentation sensible des excursions et des petits séjours en fin de semaine.

Baisse de fréquentation de la part des touristes étrangers en Italie, principalement due, explique le responsable de la société Federalberghi, à l’effondrement de la présence de clientèle allemande, qui a elle seule représente 33% des réservations hôtelières des étrangers en Italie. Cette perte oscille entre 5 et 20% selon les régions. Des signes de reprise de la fréquentation de la part des français, des anglais et des belges.

Les villes d’art, telles que Rome, ont semble-t-il moins souffert de cette baisse d’affluence alors que les bords des lacs ont bénéficié de la présence accrue des italiens.

Cette enquête ne concerne que le secteur hôtelier et ce dernier subi depuis quelques années une concurrence accrue des locations d’appartements ou autres.