Les guides et agences de voyage attribuent cette baisse de fréquentation à la crise économique et à la peur des attentats. D’autres diront que les efforts en termes d’accueil, de structures touristiques, d’hébergement à proximité du site… font défaut et ne favorisent pas le déplacement des touristes dans cette région.

Quoi qu’il en soit, la subvention (900.000 euros) provenant d’un fond spécial, servira à agrandir les surfaces de fouille et à améliorer le système de surveillance du site. Une formation sera en outre proposée au personnel (cours de secourisme, formation anti-terrorisme, self-défense, accueil et orientation des touristes étrangers avec notamment un apprentissage de l’anglais et du français).
Le nouveau projet comprend également une modernisation du système de surveillance par l’installation de nouveaux équipements, avec une augmentation du nombre de caméras de surveillance sur le site même.

Gageons que les aménagements effectués et les efforts des responsables du site permettront au site de recouvrer à juste titre sa popularité et d’attirer à nouveau de nombreux touristes.

Petit rappel historique : Pompéi, cette grande ville romaine, qui fut entièrement ensevelie sous les cendres brûlantes lors de l'éruption du Vésuve en 79 après J.-C., comptait alors 25 .000 habitants. Pompéi était surtout un lieu de plaisir fréquenté par la haute société romaine.

Lorsque l’éruption débuta, des tonnes de lapilli et de cendres brûlantes tombent sur la ville. Les habitants pris de panique fuient, d'autres préfèrent se réfugier dans les caves où ils seront asphyxiés par les gaz toxiques. Bientôt il y eut tellement de cendres brûlantes dans les maisons et les rues que la fuite devint impossible et plusieurs milliers de Romains périrent asphyxiés ou brûlés.
Quand l'éruption s'arrête 48 heures plus tard, la ville de Pompéi est rayée de la carte, elle est enfouie sous 7 mètres de cendres et de lapilli.

Ce n'est qu'à la fin du XVIe siècle que l'architecte Fontana découvre les ruines. Les fouilles commencent en 1748 et se poursuivent encore actuellement.
Des temples, des théâtres, des villas, des thermes, un amphithéâtre et bien d'autres édifices sont ensevelis ou brulés. On découvre des statues, des objets domestiques, des fresques, des mosaïques, qui permettent de reconstituer des scènes de la vie quotidienne des Romains.
Les archéologues ont également réalisé des moulages des victimes permettant ainsi de reconstituer des corps de plâtre tels qu’ils étaient lorsque la mort les a frappés, recroquevillés, asphyxiés.