Trois personnes sont toujours portées disparues (un mécanicien et deux passagers) et, grâce à l’intervention rapide des secours italiens, vingt-trois personnes ont survécu à l’accident, parmi lesquelles cinq sont grièvement blessées mais leurs vies ne sont pas en danger.

Une enquête qui s’avère difficile car les deux boites noires sont à plus de 1000 mètres de profondeur et il sera difficile de les récupérer.

Alors que l’ATR volait en destination de Djerba en Tunisie, après avoir signalé un problème de moteur et demandé l’autorisation à la tour de contrôle de l’aéroport de Palerme pour atterrir en urgence, l’avion a effectué un amerrissage dans les eaux au nord de Palerme.

« L’arrêt de deux moteurs est un évènement très rare. Les techniciens envisagent par conséquent un problème de carburant et nous avons saisi la citerne (d’où provenait le carburant) » a déclaré Vito Riggio, porte-parole de l’Agence nationale pour la sécurité des vols en Italie.
Les enquêteurs envisagent donc la possibilité d’une pénurie en carburant suite à une défaillance de la jauge ou à un manquement du pilote qui n’aurait pas vérifié le niveau de carburant avant le décollage.

La presse italienne, quant à elle, parle de l’utilisation d’un carburant de mauvaise qualité, pratique qui n’est pas impossible dans les aéroports secondaires d’Italie.
M. Riggio ajoute que l’avion avait pris très peu de carburant lors de son escale à Bari dans le sud de l’Italie. Les enquêteurs après vérification de la qualité du carburant à Bari ont déclaré que le « résultat était bon » ajoutant que dix autres vols ont décollés de Bari sans problème.

On compte fort heureusement sur le témoignage du pilote qui a réchappé à l’accident et sur l’examen des deux moteurs.